À retenir :
La tarentule appartient à la famille des Theraphosidae, caractérisée par des espèces souvent poilues et robustes, distinctes de la Lycosa tarantula, une araignée-loup des Lycosidae. Ces dernières chassent activement sans toile, tandis que les tarentules creusent des terriers tapissés de soie pour détecter les vibrations. Leur habitat principal se situe dans le sud de l’Europe, notamment la province de Tarente en Italie.
Peu de gens savent que la plupart des mygales ne correspondent pas aux véritables tarentules malgré leurs apparences similaires. La confusion s’explique par des différences biologiques nettes, notamment entre les familles Lycosidae et Theraphosidae, ainsi que par leurs habitats variés. Comprendre ces nuances est essentiel pour reconnaître les comportements spécifiques et les adaptations écologiques des espèces. Après lecture, il sera possible d’identifier précisément la tarentule, saisir son rôle dans son territoire méditerranéen et différencier clairement ses caractéristiques clés.
Tarentule et mygale : familles et synonymes
Différence taxinomique Theraphosidae vs Lycosidae
La tarentule est une araignée appartenant à la famille des Theraphosidae, caractérisée par de grandes espèces souvent poilues. En revanche, la mygale est un terme plus large qui désigne généralement plusieurs araignées de grande taille, parfois aussi dans Theraphosidae, mais souvent confondu avec d’autres familles.
Une confusion courante concerne la Lycosa tarantula, appelée tarentule en français, mais qui appartient à la famille des Lycosidae, connue sous le nom d’araignées-loups. Cette dernière est souvent confondue avec les véritables tarentules Theraphosidae. Tandis que les Lycosidae chassent activement au sol sans toile, les Theraphosidae creusent des terriers et utilisent la soie pour en tapisser les conduits.
Usage et terminologie en anglais
En anglais, le terme “tarantula” désigne majoritairement les araignées de la famille Theraphosidae, qui correspondent aux tarentules au sens strict. À l’inverse, les araignées-loups sont qualifiées de wolf spiders. Cette distinction est importante car elle évite la confusion fréquente dans la vulgarisation, où tarantula et wolf spider peuvent être mélangés à tort.
Par ailleurs, le mot mygale est rarement utilisé en anglais, celui-ci privilégiant des termes spécifiques selon la famille et les genres. Cette différence de terminologie entraîne un usage parfois approximatif dans les langues européennes, notamment pour les passionnés de terrariophilie qui recherchent des produits pour leurs spécimens, comme ceux proposés par TerraGreen.
Origine tarentule et mygale : répartition
Zone méditerranéenne et Tarente
La tarentule doit son nom à la région historique de Tarente, dans le sud de l’Italie, où l’espèce Lycosa tarantula a été d’abord identifiée. Elle y est considérée comme une araignée emblématique, vivant surtout dans des environnements méditerranéens secs et ouverts.
Cette zone présente un habitat idéal, avec ses pelouses rases et sols caillouteux où ces araignées creusent des terriers tapissés de soie. Cette soie joue un rôle écologique essentiel : elle protège le terrier des envahisseurs et facilite le repérage dans le territoire. Ce comportement est une adaptation peu expliquée dans les articles vulgarisés mais clé pour comprendre le fonctionnement de l’habitat méditerranéen de la tarentule.
Présence en France et voisins
En France, la présence de la Lycosa tarantula est assez limitée, surtout dans le sud, notamment dans les Alpes-Maritimes et leurs environs. Cependant, la tarentule méditerranéenne est souvent remplacée par des espèces proches comme la lycose de Narbonne, sa cousine.
Dans le sud de l’Europe, on trouve aussi des populations en Espagne et au Portugal, mais plus rarement ailleurs sur le continent. En dehors de l’Europe, certaines mygales et autres Theraphosidae se rencontrent dans des habitats totalement différents, comme dans le désert de Sonora où des tarentules parcourent de longues distances.
Comportements typiques et reproduction
La tarentule creuse un terrier où elle passe la majeure partie de son temps. Ce terrier est soigneusement tapissé de soie, formant un conduit qui sert de protection et de détecteur des vibrations. La soie agit comme un outil sensoriel pour repérer les proies ou les prédateurs qui s’approchent, ce qui est une adaptation spécifique à son milieu.
Lors de la reproduction, le mâle s’engage dans une parade nuptiale délicate pour éviter d’être attaqué par la femelle. Après l’accouplement, la femelle tisse un cocon de soie pour y déposer ses œufs. Elle protège ensuite ce sac et transporte le cocon sur son dos. Les petits restent sur la mère un certain temps après leur éclosion, ce qui est un comportement assez rare chez les araignées.
Dans le désert de Sonora, par exemple, les mâles entreprennent un long voyage risqué pour rejoindre les femelles, bravant les prédateurs. Ce déplacement montre l’adaptation comportementale et écologique des tarentules dans des environnements difficiles.
Caractéristiques physiques et identification
Physiquement, la tarentule a un corps important, avec des pattes robustes et souvent couvertes de poils ou soies épaisses. Sa coloration varie du brun au noir, facilitant son camouflage dans son habitat naturel. Ses puissants chélicères sont adaptés pour attraper et immobiliser ses proies. Certaines de ses capacités rappellent les adaptations remarquables du mammifère, telles que leur capacité à creuser ou à chasser efficacement.
La mygale est généralement plus massive, bien que certaines aient des pattes plus fines. La confusion entre tarentule et mygale vient souvent de leur taille impressionnante, mais leurs comportements diffèrent : la tarentule a tendance à se déplacer lentement et à chasser à l’affût, tandis que la mygale (ici la Lycosa tarantula, une araignée-loup) est plus agile et rapide.
Concernant la dangerosité pour l’homme, la morsure de la Lycosa tarantula peut être douloureuse, mais son venin est peu toxique voire inoffensif. En revanche, certaines mygales possèdent un venin plus actif sur le plan neurologique, bien que rarement mortel. Cette distinction mérite d’être précisée afin de dissiper les peurs irrationnelles associées à la phobie ou arachnophobie.
Précision de la rédaction. “La morsure de la tarentule est douloureuse mais non toxique pour l’homme, contrairement à certaines mygales, un fait souvent méconnu.”
Mythes, tarentelle et contexte culturel
La tarentule est au cœur d’une légende ancienne venue du sud de l’Italie, avec le célèbre tarentisme. Cette croyance prétendait que sa morsure provoquait une maladie invalidante, soignée uniquement par une danse rapide appelée la tarentelle.
Cette danse traditionnelle italienne aurait servi à “dissiper le venin” par le mouvement. Aujourd’hui, cette histoire est considérée comme un mythe, car les études montrent que la morsure de la tarentule n’entraîne pas de telles conséquences.
Certaines explications modernes suggèrent que le tarentisme était une forme de thérapie sociale ou une excuse pour permettre la danse collective à une époque où la musique et la danse étaient interdites par l’Église. Le mythe a donc une dimension culturelle et historique importante au-delà de la simple biologie.
FAQ — tarentule
Est-ce que les tarentules sont venimeuses ?
Les tarentules sont venimeuses mais leur venin est généralement non toxique pour l’homme. La morsure peut être douloureuse, notamment celle de la Lycosa tarantula, mais elle ne représente pas un danger sérieux contrairement à certaines mygales dont le venin est plus actif.
Quelle est la différence entre tarentule et mygale ?
La différence entre tarentule et mygale réside dans leur classification et comportement de l’animal par T : la tarentule appartient à la famille des Theraphosidae et creuse des terriers, tandis que la mygale désigne plusieurs grandes araignées, souvent confondues, comme la Lycosa tarantula qui est une araignée-loup.
Est-ce qu’il y a des tarentules en France ?
En France, des tarentules comme la Lycosa tarantula sont présentes principalement dans le sud, notamment dans les Alpes-Maritimes. Cependant, elles sont assez rares et souvent remplacées par des espèces proches, telles que la lycose de Narbonne dans cette région méditerranéenne.
Où vivent les tarentules ?
Les tarentules vivent principalement dans des habitats méditerranéens secs et ouverts autour de Tarente en Italie, mais aussi en Espagne, au Portugal et dans des zones désertiques comme le désert de Sonora où certaines espèces parcourent de longues distances.
Comment les tarentules utilisent-elles la soie dans leur habitat ?
Les tarentules utilisent la soie pour tapisser leurs terriers, ce qui protège le refuge des envahisseurs et sert d’alarme sensorielle en détectant les vibrations. Cette adaptation est essentielle pour leur survie dans des environnements méditerranéens ou désertiques.
Quels sont les comportements de reproduction des tarentules ?
Lors de la reproduction, le mâle effectue une parade nuptiale pour éviter d’être attaqué par la femelle. La femelle dépose ses œufs dans un cocon de soie qu’elle protège et transporte sur son dos. Les petits restent sur la mère un temps après l’éclosion, ce qui est rare chez les araignées.

Lisa Saunier est une passionnée d’animaux de compagnie qui a trouvé sa vocation dans l’univers des lapins domestiques. Forte de plusieurs années d’expérience en tant que propriétaire de ces adorables compagnons, elle partage sur son blog ses conseils pratiques, ses découvertes et ses moments de bonheur quotidien avec ses protégés aux longues oreilles.







