68€ d’amende pour un chien trop bruyant : comment faire cesser les aboiements gênants
Vivre en harmonie avec ses voisins, c’est parfois tout un art. Mais quand celui de Patrick se transforme en chorale canine du lever au coucher du soleil, le quotidien prend vite des accents de cauchemar. Entre cour, balcon et même parcelle opposée, les chiens hurlent à tout-va, et Patrick n’en peut plus : « Que puis-je faire ? Quelle procédure pour mettre fin à ce calvaire ? », interroge-t-il. Heureusement, il existe une véritable palette (et pas seulement de coups de sonnette) pour retrouver le silence, ou du moins un peu de sérénité sonore.
Quand le chien des voisins dépasse les bornes : ce que dit la loi
Avant tout, il faut savoir différencier les bruits gênants de jour… et de nuit. Selon le Service Public, le bruit causé par un animal, comme l’aboiement d’un chien, est punissable la nuit. On parle alors de tapage nocturne, et là, pas besoin que ce soit répétitif, intensif ou même que ça dure longtemps. Pour entrer dans cette catégorie, il suffit que le soleil soit couché. Plus de doute : la lune, c’est pour les loups, pas pour les toutous déchaînés !
Et en journée alors ? Ce n’est pas le grand n’importe quoi non plus. Si le bruits qui rendent votre chien anxieux, intensif ou s’installe dans la durée, il s’agit alors d’un trouble anormal de voisinage. Patrick, tu confirmes, ça barde chez toi toute la journée…
Quelles démarches entreprendre (autre que donner des boules Quies à tout le quartier) ?
La clé, paraît-il, c’est d’abord le dialogue :
- Échanger avec votre voisin : Rien ne vaut une bonne discussion civilisée (sans les crocs) pour tenter de trouver une solution. Si la conversation ne suffit pas, on peut dégainer le courrier simple, puis, si besoin, un recommandé avec avis de réception.
- Contacter le propriétaire : Si votre voisin est locataire, hop, cap sur le bailleur. Le site officiel de l’administration l’affirme : « Le propriétaire du logement est responsable du comportement de son locataire. »
- Recourir à un conciliateur de justice : Ces professionnels du dialogue cherchent à restaurer la paix entre voisins. Pour les trouver, rendez-vous sur le site dédié aux conciliateurs de justice (en Sarthe, ils sont une trentaine !).
Si la diplomatie échoue… Place à la loi !
- Appeler la police ou la gendarmerie : Les forces de l’ordre peuvent intervenir en cas de tapage nocturne, ou de bruit diurne vraiment insupportable (intense, long ou répété). Résultat : l’auteur du trouble risque une amende de 68 euros – qui grimpe à 180 euros si on l’oublie dans un coin plus de 15 jours. Les autorités peuvent aussi confisquer la « chose » ayant servi ou résulté de l’infraction. Non, personne ne va repartir avec le chien sous le bras, mais la loi est la loi !
- Faire constater les nuisances : L’appel à un commissaire de justice (huissier, pour les nostalgiques du mot) est une option sérieuse. Ce professionnel viendra constater les bruits intempestifs. Son compte-rendu a un poids considérable devant les tribunaux… et, bonus, l’effet psychologique sur le voisin n’est pas à sous-estimer : en général, voir débarquer un homme de loi calme illico les ardeurs des aboyeurs (à poils et à deux pattes).
Aller plus loin : plainte et démarches judiciaires
Si malgré tous vos efforts, la paix n’est toujours pas revenue, il reste la voie judiciaire : porter plainte ou engager une procédure devant le tribunal civil pour obtenir réparation du préjudice subi. Pour mieux comprendre vos droits, il peut être utile de se référer à la législation sur la location d’animaux.
Attention ! Pour convaincre le juge, il faudra être solide côté dossier :
- Les courriers envoyés et reçus
- Le constat du commissaire de justice
- Procès-verbaux de la police ou de la gendarmerie
- Témoignages, pétitions de riverains
- Certificat médical, si votre santé s’est dégradée à cause du vacarme
C’est carton plein pour les preuves ! Toutes ces pièces donneront du poids à votre démarche.
Pour conclure : La sérénité entre voisins n’a pas de prix… Ou plutôt, si : 68 euros d’amende minimum pour un chien trop bruyant ! Face à Patrick et à tous les amateurs du silence retrouvé, la législation est là, efficace, et les démarches claires. Avant de foncer vers la justice, le dialogue et la médiation restent vos meilleurs alliés. Mais ne vous laissez pas impressionner par une meute vocale : documentez tout, restez courtois et, surtout, persévérez.
Et si d’autres questions bruyantes ou pas vous taraudent, la rédaction du Maine Libre est prête à vous répondre : par courrier, mail ([email protected]) ou sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LeMaineLibreVousRepond. Parce qu’un voisinage heureux, ça commence souvent… par de bons conseils !

Autrice chez Les Petits Lapins, je partage ma passion des animaux avec une tendresse particulière pour les lapins et les petits compagnons. J’écris des guides pratiques sur l’alimentation, l’aménagement de l’habitat, l’enrichissement et les soins du quotidien, en m’appuyant sur des conseils vétérinaires et des méthodes bienveillantes comme le renforcement positif. Mon objectif est d’aider chaque foyer à mieux comprendre les besoins de son animal, prévenir les petits bobos et construire une relation complice et respectueuse. Curieuse et proche du terrain, je teste des accessoires, j’interroge des pros et je propose des astuces simples à appliquer, pour que vivre avec un animal soit plus serein, plus joyeux et plus responsable.







