L’habitat de mes lapins
Cage, clapier, enclos, semi-liberté, liberté totale, il existe de nombreux modes de vie pour votre lapin. Lequel est le plus adapté pour faire le bonheur de votre animal ? Après avoir expérimenté ces multiples habitats, voici ce que j’en pense.
Cage pour lapins, le temps de la découverte
A son arrivée à la maison, Pitchoune fit la connaissance de son chez-elle, une petite cage achetée en animalerie, paré du strict minimum. A l’époque, Pitchoune était un lapereau et pouvait encore se coucher sur cette maisonnette en plastique et se mettre debout dans sa cage. Mais ça n’a pas duré longtemps.
Les premières semaines suivant son arrivée, cette cage lui a permis de trouver ses repères. La cage constituait pour elle un endroit rassurant et sécurisant, un peu comme on a notre chambre étant adolescent. Ce petit espace nous a également permis de lui apprendre à être propre avant d’entreprendre de longues balades dans l’appartement.
Peu souvent absente du fait de mon emploi du temps très aéré, Pitchoune n’a pas eu à subir de longues journées enfermées. Mais malgré cette poignée d’heures derrière les barreaux, à chaque fois que je rentrais, c’était ce regard qui exprimait un « Ouvre-moi ! Je veux sortir!« .
La cohabitation en cage
L’arrivée de Gribouille a prolongé l’habitat en cage. Dès que Pitchoune rencontrait Gribouille, nous étions à la limite du drame : morsures, griffures, bref, pour la sécurité de chacune, les cages sont restées en place encore un petit moment, le temps que la cohabitation se mette en place.
la cohabitation réussie, nous avons surveillé que tout se passe bien, en liberté durant notre présence, en cage (bien plus grande) durant nos absences (assez rares). Elles passaient parfois de longues heures à dormir derrière leurs barreaux de fer, la porte de la cage ouverte. Finalement, cette cage était leur chez elles et elles l’aimaient bien. Elles l’aimaient car elles savaient que si elles désiraient sortir, elles le pouvaient. La cage n’était pas une prison, mais leur maison (ci-contre, Gribouille dormant sur la tête de Pitchoune les pattes en l’air).
Toutefois, une cage dans un appartement, ce n’est pas très esthétique. Nous avons alors commencé à sécuriser l’appartement pour leur aménager un endroit rien qu’à elles….sans barreaux !
Le parc à lapins !
Puis nous avons déménagé. Le temps d’aménager le nouvel appartement, il a fallu que l’on mette en sécurité ces grandes dents sur pattes accrocs aux fils électriques. Nous avons alors acheté un parc. Nous ne pouvions plus les remettre en cage, après avoir goûté à la liberté, cela nous semblait bien cruel… Cet enclos bien aménagé a donc constitué une alternative correcte, et nous a permis de partir en les laissant enfermées sans trop de remords. Mais nous n’en sommes bien évidemment pas restés là.
Enfin… la liberté !
Aujourd’hui, les lapines jouissent de tout l’appartement. pour leur plus grand bonheur Elles ont bien évidemment leur coin à elle avec leur bac à litière, le foin, le biberon d’eau, et leurs jeux (maisonnettes en bois, arbres à chat, tunnel à chat, petit tapis). Elles naviguent ainsi régulièrement dans ces 65 m², allant tantôt se cacher dans la table basse devant la télé, sur la chaise devant l’ordinateur, sur le meuble sous l’aquarium ou parfois sur le lit de la chambre pour faire la sieste.
Je me rappelle ainsi les paroles d’un vendeur en animalerie : « Cette cage est parfaitement étudiée pour les lapins ! Il faut le sortir de temps en temps mais il s’y accommode très bien ! Vous savez, un lapin n’a pas besoin de de beaucoup de place« . Certes un lapin n’a pas besoin de beaucoup de place pour vivre, mais il en a besoin pour être heureux.
D’une certaine manière, en deux ans, mes lapines auront vécu une vraie vie d’étudiante, commençant par un petit studio de quelques mètres carré, gagnant en place après s’être mises en collocation, et enfin, bénéficiant d’une grande maison !
Maintenant reste plus que le jardin ![]()
Conclusion
Je ne jetterai pas la pierre aux personnes qui font vivre leurs lapins en cage, la cage peut se révéler très utile dans certains cas (cités au-dessus). Toutefois, un lapin n’est pas fait pour vivre derrière les barreaux, il est donc primordial qu’il puisse se dégourdir les pattes plusieurs heures par jour. Le mieux restant la liberté totale. Je pense que le maître-mot est : empathie. « Ne faites pas aux autres, ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse« , ce dicton ne s’applique pas qu’aux être humains, mais à tous les êtres vivants. Si vous vous mettez à la place de votre lapin et que trouvez la situation insupportable pour vous, c’est qu’elle l’est certainement aussi pour lui. Avisez donc en fonction des situations ! ![]()
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